lundi 17 août 2015

Ach, große rentrée en perspektive !

Il n'est pas toujours aisé, après quelques vacances bien méritées, de retrouver les têtes de veau qui font notre quotidien, qui a hélas bien souvent des allures de ferme des mille vaches en la matière.

Loué soient les dieux du manche électrique, de l'enclume, de la forge, de l'ampli Marshal et et du fût de 200 L de Jack Daniel's, nous avons en cette nouvelle "rentrée" une double raison de nous réjouir.

La première nous vient d'Angleterre. Même si un cancer assez sournois de la langue (forcément, à chanter 666, The Number of the Beast, on s'attire un mauvais karma) a failli nous priver de Bruce Dickinson, la Vierge de Fer garde bon pied sur la pédale wah wah et bon oeil sur les décolletés des premiers rangs. Pas encore retraités, nos british, on pourrait même dire qu'ils bandent encore puisque c'est rien de moins qu'un double album qu'ils nous balancent le 4 septembre :


Bon, pour les petits bitos qui sont nés après les années 80 et qui n'ont jamais connu les vestes en jean sans manches patchés à mort et pour qui le rock est une musique de vieux, sachez que dans le monde du rock, le double album, c'est un peu le Saint Graal. Il faut des bollocks aussi grosses que son égo. Avec ça, soit on se vautre dans le ridicule, soit on rentre dans la légende. Verdict très bientôt.

Bon, si Maiden c'est trop mainstream pour vous, on pousse jusqu'au 11 septembre. Le 9/11. Et un nouvel album de Slayer, le groupe qui a toujours fait le tri entre ceux qui achetaient Hard Rock Magazine pour les chroniques de Bon Jovi ou de Def Leppard et voir la dernière permanente glam à la mode, et ceux qui voulaient du thrash west coast, du ramonage auditif sataniste, du riff de guitare de bûcheron sous méthamphétamines, du tempo blindés façon King Tiger sur le front des Ardennes. Slayer version 2015, même avec des barbes droit sorties de l'ancien Testament et des articulations des genoux qui couinent, même avec un guitariste teuton parti au Valhalla, c'est toujours pas pour les tarlouzes :



Et dire qu'après ça, c'est Méga Dave qui nous sortira son quinzième album à la fin de l'année, voire début 2016. Bon comme d'hab', il a viré son guitariste et son batteur, mais c'est le contraire qui nous eut inquiété !  On attend même un retour de Vic Rattlehead sur la pochette, c'est dire si ça promet. Wait and see.

dimanche 9 août 2015

éléments n°156

Au sommaire du Numéro 156 d'Eléments

Dossier
• L’art du voyage, par Jean Raspail et Érik L’Homme
• L’aventure pour quoi faire ? par Pascal Eysseric et Eric Grolier
• Les riches heures de Patrick Leigh Fermor, par Guillaume Pinaut

L’entretien
• Russophobie, mode d’emploi, par Guy Mettan

Et aussi...
• Jean-Benoît Puech, est un roman par Michel Marmin
• Jean d’Ormesson, tête à claques par François Bousquet
• Hocquenghem, malade de la France par Michel Marmin
• Salafisme, un produit de la mondialisation, par François Bousquet
• De quoi Charlie est-il le nom ? par David L’Épée
• Thorstein Veblen, par François Bousquet
• La folie des grandeurs par Olivier Rey et Gaultier Bès de Berc
• Charles Péguy, enfant de France, par Rémi Soulié
• Entretien avec Diego Fusaro, par Adriano Scianca
• Requiem pour Pierre Boulez, par Jean-François Gautier
• Ezra Pound, théoricien paradoxal de la modernité, par Michel Marmin
• Néné l’élégant : une vie à l’ultra droite, par Grégory Pons

samedi 11 juillet 2015

E. Marpeau : Et ils oublieront la colère

Pour lire la chronique, faire : clic droit - afficher l'image


Entretien avec Elsa Marpeau paru dans le n°155 de la revue éléments :

www.revue-elements.com

samedi 27 juin 2015

Thierry Marignac / Frédéric Taddeï - Fasciste





Retrouvez l'intervention de Thierry Marignac dans l'émission Europe 1 Social Club du vendredi 26 juin 2015, animée par Frédéric Taddeï (en cliquant sur le petit lecteur intégré ci-dessous) :

mardi 2 juin 2015

FASCISTE - Thierry MARIGNAC


Les éditions ActuSF (ici) ont eu la très bonne idée de rééditer le premier roman de Thierry Marignac (), désormais de nouveau disponible un peu partout à partir du 4 juin.

Mais pourquoi est-ce une bonne idée ?

1.    Parce que c’est un bon roman (oui, je sais, c’est un critère un peu réactionnaire).

2.    Parce que, benêt que vous êtes, vous aviez oublié de le lire dans une de ses précédentes éditions.
 
3.    Parce que c’est l’occasion de doter enfin ce livre culte d’une couverture digne de son titre, les deux précédentes tentatives graphiques, ici et , ayant été de concert avec les dix dernières performances vocales française à l’Eurovision.
 
4.    Parce que cette réédition fera chier les vieux cons et les staliniens, plaisir dont l'honnête homme ne saurait se priver.
 
5.    Parce que Marignac est le seul auteur punk du milieu du polar hexagonal, contrairement à toutes les têtes pleines d’eau qui essaient de nous faire croire qu’ils ont écrit leur livre médiocre pour  sauver le monde, alors qu'il est notoire qu'ils tentent juste de remédier à leur misère sexuelle en tentant leur coup auprès de profs vieillissantes et de bibliothécaires esseulées tout en picolant gratos du mauvais vin d'alsace au « Festival du Noir de Halzeim-sur-Stöeffel».*
* Au nom trompeur puisqu'il n’a en fait rien à voir avec une concentration néo-nazie où l’on maltraite des antillais.
 
6.    Parce que les autres tentatives notoires d’évoquer l’extrême-droite française par le roman noir, que ce soit Manchette en 72 (ici) ou Leroy en 2011 () n’arrivent pas à la cheville de ce « Fasciste » dont le principal défaut fut d’être un roman intelligent sur l’engagement dans la droite radicale, d’un niveau d’écriture sans comparaison.
No time for the useless, choose the best, comme dirait Ronald Reagan.
 
7.    Parce qu’une soirée de lecture en compagnie de Thierry Marignac et d'une bière belge, ça vaut bien mieux qu’un 122e épisode des "Experts à Alcatraz" ou une rencontre truquée de pousse ballon entre proxénètes analphabètes à la solde des pétromonarchies du Golfe visionnée en sirotant de la pisse d'âne gazéifiée.
 
8.    Parce que 4 ou  5 heures de plaisir à 8.00 euros, même Josy-la-Goulue du square d'à côté ne pourra pas s'aligner sur ce tarif très contenu, et pour lequel on ne peut que féliciter les éditions Actu SF.
 
9.    Parce qu'Edouard Limonov nous dit que ce roman "est déjà rentré dans l'Histoire", et que vous ne voudriez quand même pas passer pour LE looser qui ne l'a pas lu, si ?
 
10.    Et enfin parce qu'avec ce noir joyau vous pourrez passer pour un type subversif ou une nana dangereuse auprès de votre joli(e) libraire en présentant fièrement votre achat en caisse ! Chargé(e) de cette nouvelle aura sexuelle sulfureuse, vous provoquerez immanquablement une lueur de fascination effrayée dans son œil rendu morne par le défilé quotidien des livres nullissimes et consensuels qui saturent ses rayons, vous permettant alors d’en profiter pour lui soutirer un 06 riche en promesses de nuits torrides à grands renforts de « vas-y mon fafounet, sors ta grosse batte ». Votre nouvelle vie sexuelle trépidante vous fera remercier, non pas Jackie et Michel, mais Thierry Marignac.

Si ces dix (excellentes) raisons ne vous ont pas convaincu, je crains qu'il ne faille envisager de façon sérieuse la possibilité toujours douloureuse que vous soyiez peut-être un crétin. Certes, c'est dur, mais dîtes-vous que Michel Onfray a fait de vous un égal de Manuel Valls. Comme la probabilité que vous soyiez aussi un électeur socialiste est très élevée, la boucle serait alors bouclée, nous laissant songeurs et admiratifs sur l'équilibre ainsi retrouvé des forces cosmiques.